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Observatoire : étude au 30 décembre 2011
24/02/2012 - Noëlle Vigan
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L'année de tous les dangers et de tous les écarts, Carmignac Patrimoine au zénith

Nous venons de terminer l'étude trimestrielle des fonds de l'Observatoire de la Gestion Flexible arrêtée au 30 décembre 2011.

Pour mémoire, cette étude analyse les 70 fonds de l'Observatoire sous différents angles, afin d'essayer de distinguer les différents types de comportement quantitatifs : performance, volatilité, beta haussier, beta baissier, perte maximum, corrélations.

La première étude trimestrielle a été présentée ici et peut être téléchargée là.

Nous sommes revenus dans une analyse récente sur le comportement des fonds de l'Observatoire en 2011 : si aucune conclusion ne peut être tirée d'une analyse sur une durée aussi courte qu'une année, on rappellera néanmoins que la capacité d'un gérant flexible à éviter une partie importante des baisses des marchés actions est un facteur de surperformance à plus long terme.

Les données ci-dessous sont arrêtées au 30 décembre 2011, sauf mention différente.

Performance

La performance s'apprécie sur une durée a minima égale à la durée d'investissement recommandée dans le prospectus du fonds : dans l'univers de l'observatoire, cette durée est rarement inférieure à 3 ans. A notre avis, il convient même de regarder sur 5 ans pour appréhender le comportement des fonds sur un cycle économique (même si cette notion est moins stable que par le passé, en raison de la succession de crises rapprochées).

On ne reviendra pas sur l'année 2011 : seuls 2 fonds ont enregistré une performance positive : Invesco Balanced-Risk Allocation Fund, à +11,05% géré par Scott Wolle (Invesco Asset Management) et CPR Croissance Réactive, géré par Gregory Molinaro (CPR Asset Management), à +3,23%.

Trois premiers fonds sur 3 ans (performance annualisée) :

Trois premiers fonds sur 5 ans (performance annualisée):

Trois premiers fonds sur 8 ans (performance annualisée):

Score de volatilité

Nous observons également les volatilités du fonds sur 1, 3, 5 et 8 ans. Nous avons décidé de calculer un score de volatilité selon une méthode sans doute très rustique, mais qui nous semble restituer de façon assez fidèle le profil du risque de chacun des fonds de l'Observatoire.

Nous avons défini trois plages de volatilité : la plage 1, strictement inférieure à 7% est la plage dans laquelle on trouve la plupart des grands indices obligataires (hors émergents et haut rendement) ; la plage 2, entre 7 et 15% ; la plage 3, strictement supérieure à 15% (cette dernière plage étant celle de la plupart des marchés actions). Nous avons ensuite calculé la moyenne des volatilités des différentes périodes (jusqu'à 4). Cette moyenne a été affectée à l'une des trois plages décrites ci-dessus.

Nous avons constaté que la volatilité des fonds sur les différentes périodes était relativement stable. Bien entendu, ce score a d'autant plus de pertinence que les durées d'observation sont nombreuses.

Voici les fonds ayant au moins 5 ans d'historique (au minimum trois durées d'observation) dans la plage 1, à savoir une volatilité assez faible.

Score de perte maximum

Nous avons procédé au même exercice pour la perte maximum, que nous calculons également sur 1, 3, 5 et 8 ans. Nous avons cette fois-ci procédé de manière relative, en séparant l'univers des fonds de l'Observatoire en tiers sur les différentes durées de calcul. Après avoir classé les fonds par ordre décroissant de perte maximum, les fonds dans le premier tiers ont reçu le score "bon", les fonds dans le tiers suivant un score "moyen" et les fonds dans le dernier tiers un score "mauvais". Ces scores s'appliquent bien au positionnement relatif du fonds au sein de son univers en termes de perte maximum, en aucune façon à la qualité globale du fonds.

On constate une moindre stabilité des scores, notamment sur un an glissant.

Corrélations

La corrélation entre deux fonds mesure l'intensité de la relation existant entre la performance de l'un et celle de l'autre. Ses valeurs vont de -1 (parfaite corrélation inverse : quand l'un des fonds monte, l'autre baisse avec la même intensité et vice versa) à +1 (parfaite corrélation : quand l'un des fonds monte, l'autre monte avec la même intensité et vice versa).

Une corrélation faible entre deux composants d'un portefeuille permet de réduire le risque global du portefeuille. Dans le cas où l’investisseur souhaite s’exposer à plusieurs fonds flexibles, il est donc désirable, pour réduire le risque, d’utiliser des fonds ayant des corrélations aussi peu élevées que possible.

Nous avons étudié les corrélations sur 1, 3, 5 ans et 8 ans des fonds de l’observatoire. Nous avons identifié les fonds ayant le plus de corrélations peu élevées sur 1, 3, 5 et 8 ans avec les autres fonds de l’observatoire. Par convention, nous considérons que des corrélations inférieures à 0,3 sont peu élevées, que des corrélations comprises entre 0,3 et 0,7 sont moyennes et que des corrélations supérieures à 0,7 sont élevées.

Deux fonds ont très clairement un comportement très différent de celui de tous les autres fonds de l'Observatoire : Palatine Absolument et Carmignac Patrimoine.

Sur 1 an, Carmignac Patrimoine et Palatine Absolument ont des corrélations peu élevées avec respectivement 94% et 88% de leurs pairs. Sur 3 ans, ces deux mêmes fonds ont des corrélations peu élevées avec 87% de leurs pairs. Sur 5 ans, Palatine Absolument a des corrélations peu élevées avec 97% de ses pairs et Carmignac Patrimoine avec 68%. Sur 8 ans, Palatine Absolument a des corrélations peu élevées avec 84% de ses pairs et Carmignac Patrimoine avec 26%.

Attention, une faible corrélation avec les autres flexibles n’est en aucune façon suffisante pour choisir un flexible, de nombreux autres critères rentrent en ligne de compte. La corrélation n’a de sens que pour construire une allocation de fonds flexibles, afin d’éviter de combiner des fonds ayant des comportements trop similaires.

Conclusions

L'étude trimestrielle au 30 décembre 2011, après une année extrêmement éprouvante, permet de commencer à y voir plus clair dans les différentes typologies comportementales de fonds flexibles, en identifiant notamment les fonds structurellement très exposés aux marchés actions.

Ces derniers peuvent délivrer d'excellentes performances sur des durées supérieures à 3 ou 5 ans, mais le voyage ne convient pas à tous les investisseurs, car il implique d'accepter une volatilité élevée se traduisant par des baisses importantes. Parmi les fonds de l'observatoire ayant plus de 5 ans structurellement très offensifs, on citera

CCR Opportunity, Réactis Opportunités, EDR Monde Flexible, Probvalue, R Valor, Rouvier Valeurs et RP Sélection Carte Blanche.

Seconde conclusion : pour paraphraser une maxime qui fut célèbre en son temps ("le football est un sport qui se joue à vingt deux, et à la fin c'est l'Allemagne qui gagne"), la gestion flexible est un sport pratiqué par de nombreux gérants, et à la fin c'est Carmignac Patrimoine qui gagne. On ne peut que constater la qualité et la constance de la gestion de ce fonds sur la durée. Il suffirait que la part actions de l'indice composite servant à apprécier la surperformance soit dividendes réinvestis pour que notre plaisir soit entier.

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La dernière étude trimestrielle (document PDF et fichier Excel comportant les données) est disponible auprès de Quantalys au prix de 150 euros HT. L'abonnement annuel (quatre études) coûte 500 € HT. Les détenteurs d'une licence Quantalys Pro ou Quantalys Pro+ bénéficient d'une remise de 20% sur ces tarifs.

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Noëlle Vigan, CFA, est responsable de l'Observatoire de la Gestion Flexible.

A la date de rédaction de cette étude, elle détient des parts du fonds Carmignac Patrimoine E.
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