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Table de Rendement/Risque des Benchmarks Quantalys
07/01/2019 - Rui Fidalgo
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La table de Rendement/Risque est un outil permettant de comprendre les tendances du marché dans le temps. Cette table permet d'illustrer à quel point les performances des classes d'actifs peuvent varier d'une année à l'autre. Chaque couleur correspond à un Benchmark Quantalys. Les performances de chaque Benchmark sont classées par ordre décroissant et par année.

Bilan 2018 : Une année très spéciale

Après une année 2017 très peu volatile, les marchés financiers ont subi une correction brutale en 2018. Il faut dire que l’année a été intense en Bourse entre nouvelle politique des Banques Centrales, ralentissement économique, guerre commerciale et risques politiques… 2018 a été une année catastrophique pour les marchés. Tous les benchmarks Quantalys sont négatifs, ce qui n’était jamais arrivé auparavant (action, obligation et même monétaire) à l’exception de l’immobilier et des obligations d’état. C’est tout de même exceptionnel !

Face à cette tendance, il n’a pas été facile de trouver de la diversification sur les marchés. Même les fonds alternatifs et les fonds flexibles censés apporter cette diversification n’ont pas réussi à trouver de la performance. Sur les 80 fonds de l’observatoire de la gestion Flexible Quantalys, seulement 3 fonds sont positifs en 2018. Les conditions de marchés ont empêché les gérants de respecter leurs engagements au niveau de la performance et du contrôle de risque.

Les deux moteurs de performances (actions et obligations) ont été décevants. Le marché obligataire a subi une année difficile entre hausse des taux et hausse des spreads. Les quatre hausses consécutives des taux directeurs de la Fed ont pesé sur l'activité économique. Le spread entre les titres à 10 ans italiens et allemands a brièvement dépassé 300 points de base en octobre soit son plus haut niveau depuis 2013. Les spreads sur les obligations à Haut Rendement européennes se sont écartés d’environ 250 points de base sur 2018.

Quant aux actions, la zone euro a fortement souffert et termine tout en bas du classement, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. Il faut dire que la zone euro a vécu une année 2018 forte en évènements : Brexit, Budget Italien, élections allemandes, gilets jaunes en France. En plus des évènements propres au territoire européen, elle a également dû faire face aux évènements internationaux qui ont bien évidemment touché l’Europe. La zone Euro a donc vécu une année boursière désastreuse.

Bilan sur 15 ans : Une certaine logique est respectée

Le premier enseignement de cette table : la logique financière est respectée sur longue période et plus l’investisseur prend des risques et plus la performance est élevée. Ainsi l’échelle des rendements/risques est respectée sur 15 ans : La catégorie Prudent Monde (2,10% performance annualisée) fait moins bien que l’Equilibrée Monde (3,24%) que l’Offensive Monde (3,94%) et que les Actions Monde (6,77%) … avec un niveau de risque à chaque fois proportionnel.

Autre enseignement : pour un investisseur européen, la diversification sur des thématiques internationales a été payante. Ainsi, les actions pays émergents monde sont celles qui offrent la meilleure performance annualisée sur 15 ans, suivi par l’or (Once) et les actions américaines. Annualisée sur 15 ans, on se retrouve avec des performances très intéressantes : 7,48% pour les actions pays émergents monde, 6,77% pour les actions US, 5,29% pour les actions monde contre 4,31% pour les actions européennes. On note toutefois que les 3 classes d’actifs possèdent une volatilité annualisée supérieure à 13%. A l’inverse, le monétaire est la catégorie qui offre le moins de performance annualisée (0,99%) pour une volatilité annualisée de 0,21%.

Cette table met aussi en évidence que la gestion tactique peut être intéressante, à condition d’avoir un bon market timing ! En effet, même si une classe d’actif réussit à être la plus performante sur une année, elle peut se situer tout en bas l’année suivante. C’est par exemple le cas pour les actions pays émergents monde qui était tout en haut en 2017 et se retrouve avant-dernier en 2018. Il est donc impossible de prédire le marché et de connaitre en avance la catégorie qui va afficher la meilleure performance sur l’année. La diversification apparait donc comme un critère essentiel pour gérer le risque d'un portefeuille. Il ne faut surtout pas investir dans une seule ou deux classes d’actifs, il faut absolument diversifier à l’international.

Le constat que l’on peut faire sur 15 ans, c’est que le monétaire ne rapporte plus rien. Toutefois, il fait partie des catégories qui ont le moins perdu en 2018. L’immobilier offre quant à lui une alternative intéressante aux obligations avec une performance annualisée de 6,70% avec volatilité de 5,58%. Ces deux catégories font figure de valeur refuge en période de doutes.

Deux classes d’actifs sont particulièrement décevantes sur 15 ans. C’est le cas de matières premières avec une performance annualisée négative (-1,42%). Les fonds alternatifs ont également déçu avec une performance annualisée de 2,22%.

A l’inverse, deux classes d’actifs présentent un vif « intérêt ». Ce sont les obligations Haut Rendement (4,65% de performance annualisée & 6,27% de volatilité)  et les obligations Dette Emergente (4,71% de performance annualisée & 7,26% de volatilité).

Le classement change chaque année, mettant ainsi en exergue l’importance de la diversification entre les différentes classes d’actifs. Avoir une allocation bien diversifiée, permet de bénéficier des hausses et de limiter la baisse des actifs lors des phases de recul.

 


Rui Fidalgo est analyste junior chez Quantalys.

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